Ce que nous disent les tombes ?
Plus belle la mort propose une approche à la fois sensible et scientifique de notre rapport à la mort. À travers l’étude des pratiques funéraires préhistoriques, l’exposition explore la manière dont les sociétés anciennes envisageaient la disparition, la mémoire et le lien entre les vivants et les défunts, des interrogations qui résonnent encore aujourd’hui.
Le parcours s’appuie sur la présentation de sites majeurs du Sud-Est de la France, dont certains inédits, issus notamment de fouilles menées par l’Institut national de recherches en archéologie préventive (INRAP). Il propose aussi des objets inédits sortis des réserves de la Cité de la Préhistoire, notamment pour parler des dolmens et des sites de l'âge du Bronze. Les collections et données archéologiques présentées illustrent la richesse des découvertes régionales et la diversité des gestes funéraires.
De l’inhumation en fosse aux sépultures collectives mégalithiques, des bûchers funéraires aux manipulations post-mortem, jusqu’à certaines pratiques de cannibalisme, ces rites ont traversé les millénaires. Ils témoignent de pratiques codifiées, sans doute collectives, par lesquelles les vivants accompagnaient leurs morts.