Programmes Scientifiques du Musée

Participation à des programmes collectifs de recherches (PCR)

PCR Étude de sites de la fin du Pléistocène moyen et du début du Pléistocène supérieur dans la moyenne vallée du Rhône
Responsable : Marie-Hélène MONCEL, Museum national d’histoire naturelle / Institut de paléontologie humaine
Ce PCR a pour but de préciser le cadre chronologique des occupations de la fin du Paléolithique moyen dans la moyenne vallée du Rhône. Ce programme reprend des sondages dans les sites de cette période et traite les résultats avec de nouvelles méthodes d’analyse, avant de synthétiser l’ensemble des données.

PCR Lithothèques du Sud-Est de la France

Responsable Paul Fernandes, Université Bordeaux 1
Ce programme, initié par le SRA Rhône-Alpes lors d’une réunion en novembre 2004 au musée d’Orgnac, a pour but de structurer la réflexion sur la gestion des matières premières à l’échelle d’une grande région et de créer un contexte propice à la mise en évidence des circulations des roches siliceuses en Rhône-Alpes.
Il a permis les réalisations suivantes :
- coordination des lithothèques de Rhône-Alpes (Grenoble, Valence, Orgnac)
- création d’une base de données régionales (650 gîtes inventoriés depuis la création du PCR en 2006) qui dynamise les recherches sur l’origine des matières premières pour toutes les périodes de la préhistoire,
- formations des archéologues à la pétrographie.

L’étude de l’aven de l’Arquet (Barjac-30)

Responsable scientifique : Évelyne Crégut, paléontologue, Musée Réquien Avignon
Coordination recherche : Lydia GAMBÉRI, préhistorienne, Musée de Préhistoire d’Orgnac
Ce site paléontologique majeur, découvert à Barjac en 1986 par Bruno Guy, a été complètement désobstrué par le spéléo-club d’Alès, en 1987. En 2002, par l’intermédiaire de J.-L. Roudil, président de la FARPA, la municipalité de Barjac a fait don au musée de l’ensemble du matériel provenant de ce site. Devant l’importance de cette donation, le musée s’entoure alors de spécialistes pour élaborer un projet de recherche pluridisciplinaire. Depuis 2003, le Service régional de l’archéologie Languedoc-Roussillon soutient ce projet en autorisant des fouilles (2004 - 2006) pour collecter les informations manquantes sur ce site. Il subventionne aussi les analyses.

L’importance de ce gisement de faune quaternaire tient au nombre d’espèces représentées et à l’excellent état de conservation des ossements. D’autre part, les différentes datations réalisées convergent autour de la fin du Paléolithique moyen et du début du Paléolithique supérieur : ce site est donc en partie contemporain de la période de fréquentation de la grotte Chauvet, à Vallon-Pont-d’Arc. Il recèle en outre des vestiges humains (dents et fragments crâniens) ainsi qu’une industrie lithique confirmant la présence de groupes néandertaliens et sapiens aux abords de l’aven.

Le programme de recherche coordonné depuis 2004 par le musée de Préhistoire d’Orgnac, en collaboration avec le SRA Languedoc-Roussillon, diverses universités et laboratoires de recherche, se développe en trois principaux volets :
- l’étude de la faune issue de la désobstruction de 1987 ; le musée est coordinateur de l’ensemble des études sous la supervision scientifique d’un spécialiste,
- la reprise du travail de terrain, fouille et tamisage des déblais, sous la responsabilité du personnel scientifique du musée d’Orgnac.
- l’étude du contexte et de l’ensemble du matériel par une trentaine de chercheurs spécialistes en paléo-environnements, paléontologie du Quaternaire, archéozoologie, anthropologie…

Les recherches menées depuis 2004 confirment que l’aven de l’Arquet est le plus grand gisement paléontologique de tout le Sud-Est de la France. Les résultats de ces études feront prochainement l’objet d’une publication scientifique

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